{"id":514,"date":"2019-06-24T06:00:17","date_gmt":"2019-06-24T04:00:17","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/?p=514"},"modified":"2019-05-27T12:04:49","modified_gmt":"2019-05-27T10:04:49","slug":"coupes-dures","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/2019\/06\/24\/coupes-dures\/","title":{"rendered":"Coupes dures"},"content":{"rendered":"<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\"><b><i>Quand on lui a diagnostiqu\u00e9 un grave cancer, Ruth Schweikert savait qu&rsquo;elle \u00e9crirait sur sa maladie. Le r\u00e9sultat para\u00eet sous forme de livre trois ans plus tard. \u00ab\u00a0Tage <\/i><\/b><b><i>w<\/i><\/b><b><i>ie Hunde\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0<\/i><\/b><b><i>T<\/i><\/b><b><i>emps de chien\u00a0\u00bb) ne d\u00e9crit pas un combat, c\u2019est un combat en lui-m\u00eame.<\/i><\/b><b><i><\/i><\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Le cancer se fiche de savoir qui nous sommes\u00a0\u00bb, c\u2019est ce qu\u2019affirme la campagne d\u2019affichage de la Ligue suisse contre le cancer depuis d\u00e9j\u00e0 quelques ann\u00e9es. Elle met en sc\u00e8nedes personnes de tout\u00e2ge,pr\u00eates \u00e0 relever des d\u00e9fis, vivant dans le moment pr\u00e9sent. L\u2019affiche veut non seulement inciter les flots de pendulaires \u00e0 prendre leurs pr\u00e9cautions, mais aussi \u00e0 d\u00e9stigmatiser le cancer, qui finiraittoujourspar r\u00e9v\u00e9lerdes choses refoul\u00e9es, qui forcerait \u00e0 mettre en mots ce que l\u2019on pr\u00e9f\u00e9rerait oublier.<\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\">Le message que cette campagne v\u00e9hicule, l\u2019\u00e9crivaine suisse Ruth Schweikert, r\u00e9compens\u00e9e par de nombreux prix litt\u00e9raires, en a fait l\u2019exp\u00e9rience dans son propre corps. Entre une grande famille, sa carri\u00e8re d&rsquo;\u00e9crivaine, d\u2019enseignante, de critique de la soci\u00e9t\u00e9, ses voyages et un immense cercle d\u2019ami.e.s, elle vit le moment pr\u00e9sent, fuyantles formules toutes faites \u00e0 vive allure, juch\u00e9e sur satrottinette. Ce dont se fiche le cancerlorsqu\u2019il fait violemment irruption dans sa vie en f\u00e9vrier 2016. Cancer du sein du type le plus agressif, requ\u00e9rant un traitement imm\u00e9diat.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\"><b>Expansions<\/b><\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\">Mais ce traitement et les longues et p\u00e9nibles proc\u00e9dures qui minent le corps n\u2019occupent qu\u2019une petite partie du nouveau livre de Ruth Schweikert. Ni la d\u00e9prime des salles d\u2019attente, ni la description d\u00e9taill\u00e9e de l\u2019exp\u00e9rience de son propre corps ne re\u00e7oivent de la part de l&rsquo;autrice l&rsquo;espace qu&rsquo;elles ont probablement occup\u00e9 au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. A leur place, les souvenirs et les r\u00e9flexions lib\u00e9r\u00e9s par le choc du diagnostic prennent le devant de la sc\u00e8ne, sans oublier les projets qu\u2019il faut continuer et de s\u2019assurer qu\u2019on est encore en vie. Sur la page d\u00e9j\u00e0, le texte oppose sa propre puissance cr\u00e9ative \u00e0 l\u2019espace d\u2019expansion du tissu malade, \u00ab\u00a0prison des pens\u00e9es\u00a0\u00bb. Cela se manifeste notamment dans la discr\u00e9tion \u00e9loquente et dans l\u2019ouverture auto-fictionnelle croissante du texte, qui opposent \u00e0 tout voyeurisme de confessionnal une voix narrative assur\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\"><b>Double nationalit\u00e9<\/b><\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\">Cette puissance cr\u00e9ative se manifeste avant tout par le renoncement apparent \u00e0 la forme ferm\u00e9e d&rsquo;un roman d\u00e9j\u00e0 mille fois\u00e9crit. SMS et courriels, \u00e0 l\u2019orthographe et au style bruts, sillonnent la surface du texte. On y lit beaucoup de crainte et d&#8217;empathie, mais aussi de nombreuses phrases en Je. Ce que la femme estim\u00e9e, aim\u00e9e et ador\u00e9e par de nombreuses personnesne reproche jamais, car elle sait \u2013 gr\u00e2ce \u00e0 Susan Sontag \u2013 que chaque \u00eatre humain a une double nationalit\u00e9: l\u2019une pour le royaume des sains, l\u2019autre pour celui des malades. Les lounges et les zones de transit entre ces deux royaumes sont des espaces rares, des coupes dures. Elle-m\u00eame sait qu\u2019aucune maladie, aucune mort ne nous frappe seulement par \u00e9gard pour les autres, mais qu\u2019\u00e0 la place vient toujours se glisser la question angoissante du destin propre \u00e0 chacun.e. Ce \u00e0 quoi le livre de Ruth Schweikert nous invite: il cr\u00e9e malgr\u00e9 les circonstances assez d&rsquo;espace pour le <i>memento mori\u00a0<\/i>de chaque lecteur et lectrice.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\"><b>Genre de mort<\/b><\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\">Les r\u00e9cits de vie et de morts de parents proches et de connaissances \u00e9ph\u00e9m\u00e8res caract\u00e9risent le texte, renfor\u00e7ant toujours plus cette chambre d\u2019\u00e9cho. D\u2019un c\u00f4t\u00e9 il y a les n\u00e9crologies de ses propres parents, formul\u00e9es avec empathie et beaucoup de concentration; ces n\u00e9crologies, on les retrouve d\u00e9j\u00e0 dans ses romans pr\u00e9c\u00e9dents, mais elles sont cette fois\u00e9crites de fa\u00e7on d\u00e9finitive,dans les moindres d\u00e9tails. De l\u2019autre, il y a ce qui reste et qui d\u00e9sar\u00e7onne : les d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;enfants, les r\u00e9cits sur le cancer \u00e9crits par des coll\u00e8gues, les m\u00e8res mourantes au cin\u00e9ma, la mis\u00e8re quotidienne du monde et cette incertitude angoissante : les souffrances individuelles sont-elles comparables? Et cette petite libert\u00e9 litt\u00e9raire, pourtant bien am\u00e8re, qui permet de regarder le cancer des ann\u00e9es 2010 depuis le futur du XXII\u00e8me si\u00e8cle : comme une simple relique de mus\u00e9e qui avait encore inexplicablement fait des victimes au d\u00e9but du XXI\u00e8me si\u00e8cle. Pour la narratrice de ce livre sur le cancer \u2013 c\u2019est ce que nous apprennent aussi ces \u00e9pisodes \u2013 les omissions et les remords se situent tout au plus dans le futur, mais jamais dans un pass\u00e9 manqu\u00e9 pour lequel il faudrait encore faire amende honorable. La maladie non pas comme une facture mesquine, mais tout au plus comme une bonne occasion de faire un bilan interm\u00e9diaire, <i>gracias a la vida<\/i>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\"><b>Rien n\u2019est pas grav\u00e9 dans le marbre<\/b><\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\">En contrepoint il y a les naissances, les projets, les voyages, les amis. Beaucoup sont incertains, chancelants, et pourtant la devise du texte ne peut \u00eatre que celle-ci : il faut continuer \u00e0 \u00e9crire. Prose, pro prose, propulse en avant. Car \u00ab\u00a0mouvement\u00a0\u00bbest aussi l\u2019un des mots cl\u00e9s. Pas pour aller quelque part, pour partir. Mais pour continuer le texte de la vie actuelle, port\u00e9 par une \u00ab\u00a0attention pour la fragilit\u00e9, le hasard, l&rsquo;insignifiant ; pour le bonheur inattendu\u00a0\u00bb. Il n\u2019a pas d\u00fb \u00e9chapper \u00e0 cette m\u00eame attention qu\u2019on ne trouve gu\u00e8re de phrases pour l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 dans ce livre. Mais qu\u2019il y en a beaucoup sur la vie qui reste \u00e0 vivre. Esp\u00e9rons donc, ainsi que ce livre silencieusement agit\u00e9 nous le laisse esp\u00e9rer, que le temps des phrases grav\u00e9es dans le marbre se fasse encore attendre un moment. Un bon moment.<\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\"><b>\u00a0<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\"><b>Traduction\u00a0: Valentin Decoppet<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"csColumn\" style=\"margin: 0px; padding: 10px; float: left; width: 100%; font-size: 11pt; line-height: 1.5em; letter-spacing: 0.5px; background-color: #d8d8d8;\" data-csstartpoint=\"543\" data-csendpoint=\"945\" data-cswidth=\"41.9%\" data-csid=\"82f3d651-5f92-fb39-a486-fe676ebb0a5b\">\n<p class=\"Corps\" align=\"center\"><b>Sur l\u2019autrice<\/b><\/p>\n<p class=\"Corps\"><b>Ruth Schweikert<\/b>, n\u00e9e en 1964 \u00e0 L\u00f6rrach, vit actuellement \u00e0 Zurich. Apr\u00e8s une formation th\u00e9\u00e2trale en Allemagne, elle travaille comme chroniqueuse, sc\u00e9nariste, \u00e9crivaine de prose et dramaturge. Schweikert s&rsquo;engage en faveur de causes f\u00e9ministes et de politique culturelle, et en 2015 elle est candidate au Conseil national sur la liste \u00ab\u00a0Art + Politique\u00a0\u00bb. Depuis 2015, elle enseigne \u00e0 l&rsquo;Institut litt\u00e9raire suisse de Bienne. En tant qu\u2019\u00e9crivaine, elle re\u00e7oit en 1994 un succ\u00e8s consid\u00e9rable pour son premier recueil de nouvelles \u00ab\u00a0Erdn\u00fcsse. Totschlagen\u00bb (\u00ab\u00a0La poup\u00e9e fourr\u00e9e\u00a0\u00bb, trad. Erika Scheidegger, Vevey, L\u2019Aire, 2001). Pour son roman \u00ab\u00a0Wie wir \u00e4lter werden\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Comme nous vieillissons\u00a0\u00bb, 2015), elle a re\u00e7u le Prix litt\u00e9raire suisse et le Prix litt\u00e9raire de Soleure.<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"Corps\" align=\"center\"><span lang=\"FR\"><img loading=\"lazy\" src=\"data:image\/jpeg;base64,\/9j\/4AAQSkZJRgABAQAAkACQAAD\/4QB0RXhpZgAATU0AKgAAAAgABAEaAAUAAAABAAAAPgEbAAUAAAABAAAARgEoAAMAAAABAAIAAIdpAAQAAAABAAAATgAAAAAAAACQAAAAAQAAAJAAAAABAAKgAgAEAAAAAQAAAdegAwAEAAAAAQAAAA4AAAAA\/+0AOFBob3Rvc2hvcCAzLjAAOEJJTQQEAAAAAAAAOEJJTQQlAAAAAAAQ1B2M2Y8AsgTpgAmY7PhCfv\/AABEIAA4B1wMBIgACEQEDEQH\/xAAfAAABBQEBAQEBAQAAAAAAAAAAAQIDBAUGBwgJCgv\/xAC1EAACAQMDAgQDBQUEBAAAAX0BAgMABBEFEiExQQYTUWEHInEUMoGRoQgjQrHBFVLR8CQzYnKCCQoWFxgZGiUmJygpKjQ1Njc4OTpDREVGR0hJSlNUVVZXWFlaY2RlZmdoaWpzdHV2d3h5eoOEhYaHiImKkpOUlZaXmJmaoqOkpaanqKmqsrO0tba3uLm6wsPExcbHyMnK0tPU1dbX2Nna4eLj5OXm5+jp6vHy8\/T19vf4+fr\/xAAfAQADAQEBAQEBAQEBAAAAAAAAAQIDBAUGBwgJCgv\/xAC1EQACAQIEBAMEBwUEBAABAncAAQIDEQQFITEGEkFRB2FxEyIygQgUQpGhscEJIzNS8BVictEKFiQ04SXxFxgZGiYnKCkqNTY3ODk6Q0RFRkdISUpTVFVWV1hZWmNkZWZnaGlqc3R1dnd4eXqCg4SFhoeIiYqSk5SVlpeYmZqio6Slpqeoqaqys7S1tre4ubrCw8TFxsfIycrS09TV1tfY2dri4+Tl5ufo6ery8\/T19vf4+fr\/2wBDAAICAgICAgMCAgMFAwMDBQYFBQUFBggGBgYGBggKCAgICAgICgoKCgoKCgoMDAwMDAwODg4ODg8PDw8PDw8PDw\/\/2wBDAQICAgQEBAcEBAcQCwkLEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBAQEBD\/3QAEAB7\/2gAMAwEAAhEDEQA\/AP3Yv\/B3hHVbuS\/1TQ7G8upcb5ZraKSRtoCjLMpJwAAPaqn\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHIf8K98A\/9C1pn\/gFD\/wDEUf8ACvfAP\/QtaZ\/4BQ\/\/ABFdfRQByH\/CvfAP\/QtaZ\/4BQ\/8AxFH\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHIf8K98A\/9C1pn\/gFD\/wDEUf8ACvfAP\/QtaZ\/4BQ\/\/ABFdfRQByH\/CvfAP\/QtaZ\/4BQ\/8AxFH\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHIf8K98A\/9C1pn\/gFD\/wDEUf8ACvfAP\/QtaZ\/4BQ\/\/ABFdfRQByH\/CvfAP\/QtaZ\/4BQ\/8AxFH\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHIf8K98A\/9C1pn\/gFD\/wDEUf8ACvfAP\/QtaZ\/4BQ\/\/ABFdfRQByH\/CvfAP\/QtaZ\/4BQ\/8AxFH\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHIf8K98A\/9C1pn\/gFD\/wDEUf8ACvfAP\/QtaZ\/4BQ\/\/ABFdfRQByH\/CvfAP\/QtaZ\/4BQ\/8AxFH\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHIf8K98A\/9C1pn\/gFD\/wDEUf8ACvfAP\/QtaZ\/4BQ\/\/ABFdfRQByH\/CvfAP\/QtaZ\/4BQ\/8AxFH\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHIf8K98A\/9C1pn\/gFD\/wDEUf8ACvfAP\/QtaZ\/4BQ\/\/ABFdfRQByH\/CvfAP\/QtaZ\/4BQ\/8AxFH\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHIf8K98A\/9C1pn\/gFD\/wDEUf8ACvfAP\/QtaZ\/4BQ\/\/ABFdfRQByH\/CvfAP\/QtaZ\/4BQ\/8AxFH\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHIf8K98A\/9C1pn\/gFD\/wDEUf8ACvfAP\/QtaZ\/4BQ\/\/ABFdfRQByH\/CvfAP\/QtaZ\/4BQ\/8AxFH\/AAr3wD\/0LWmf+AUP\/wARXX0UAch\/wr3wD\/0LWmf+AUP\/AMRR\/wAK98A\/9C1pn\/gFD\/8AEV19FAHN2Hg7wjpV3Hf6XodjZ3UWdksNtFHIu4FThlUEZBIPtXSUUUAf\/9k=\" width=\"468\" height=\"1\" \/><\/span><\/p>\n<p class=\"Corps\" style=\"text-align: justify;\"><b><span lang=\"EN-US\">Ruth Schweikert :\u00a0<\/span><\/b><b><i><span lang=\"EN-US\">Tage wie Hunde<\/span><\/i><\/b><b><span lang=\"EN-US\">. <\/span><\/b><b>208 pages. Frankfurt a.M.: S. Fischer 2019,\u00a0env. 30 francs.<\/b><b><\/b><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand on lui a diagnostiqu\u00e9 un grave cancer, Ruth Schweikert savait qu&rsquo;elle \u00e9crirait sur sa maladie. 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