{"id":714,"date":"2020-04-20T06:00:14","date_gmt":"2020-04-20T04:00:14","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/?p=714"},"modified":"2020-04-19T18:05:15","modified_gmt":"2020-04-19T16:05:15","slug":"de-la-rupture-amoureuse-a-la-rupture-des-plombs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/2020\/04\/20\/de-la-rupture-amoureuse-a-la-rupture-des-plombs\/","title":{"rendered":"De la rupture amoureuse \u00e0 la rupture des plombs"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9crivaine suisse-romande signe un nouveau roman \u00ab\u00a0de terroir\u00a0\u00bb avec <em>Survivante<\/em>, sous forme de journal intime, paru aux \u00e9ditions d\u2019autre part en d\u00e9cembre 2019. L\u2019auteure originaire de la Chaux-de-Fonds d\u00e9veloppe son intrigue dans les d\u00e9cors de son enfance qui ont forg\u00e9 son imaginaire narratif, comme elle l\u2019avait fait en 2018 dans son court roman <em>Hors-la-loi<\/em>. M\u00ealant le farfelu et le v\u00e9cu, l\u2019intrigue permet de fusionner l\u2019esprit innovant de Julie Guinand \u00e0 l\u2019incontournable th\u00e8me de la rupture amoureuse. Sa s\u00e9paration qui, dans le fond, est le sujet central du journal, est trait\u00e9e sous la forme d\u2019un r\u00e9cit de fin du monde. \u00a0Comme la narratrice l\u2019exprime elle-m\u00eame, autour d\u2019elle, <em>le monde \u00e9tait sensiblement pareil, infiniment diff\u00e9rent<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout commence le jour o\u00f9 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 cesse de fonctionner dans son petit refuge reclus dans la vall\u00e9e du Doubs. Cette panne met fin aux innombrables d\u00e9robades qu\u2019offre la technologie moderne auxquelles c\u00e8de syst\u00e9matiquement la narratrice. Les \u00e9chappatoires tue-temps habituelles ne peuvent plus masquer l\u2019opacit\u00e9 du silence et de la solitude qui l\u2019entourent. En effet, la protagoniste se voit forc\u00e9e de se reconstruire, plong\u00e9e dans les r\u00e9miniscences de son amour r\u00e9volu, elle se retrouve face \u00e0 elle-m\u00eame et endure la fin de son monde, forc\u00e9e de <em>construire du neuf l\u00e0 o\u00f9 tout n\u2019est que d\u00e9vastation<\/em>. Son cheminement int\u00e9rieur se r\u00e9alise au fil des eaux du Doubs, passant successivement par la myriade d\u2019\u00e9tats qu\u2019implique son deuil amoureux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Survivante<\/em> prend la forme d\u2019un journal intime, tenu au jour le jour \u00e0 partir du moment que la protagoniste nomme \u00ab\u00a0sa fin du monde\u00a0\u00bb. Sous des allures fictives d\u2019apocalypse, la narratrice se livre \u00e0 une introspection car, <em>\u00e0 force de creuser, d\u2019\u00eatre for\u00e9e de l\u2019int\u00e9rieur, j\u2019ai mis \u00e0 nu quelque chose d\u2019essentiel<\/em>. Son \u00e9criture incisive, parfois empreinte de cynisme, ne manque ni d\u2019humour ni de justesse et emporte son lecteur dans son aventure survivaliste. Ce bref ouvrage ne peut qu\u2019attiser la sympathie d\u2019un lecteur qui se reconna\u00eetra dans le personnage principal, et ne manquera pas de lui d\u00e9crocher un petit sourire en coin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Julie Guinand, <i>Survivante<\/i>, \u00c9ditions d\u2019autre part, d\u00e9cembre 2019, 134 pages.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9crivaine suisse-romande signe un nouveau roman \u00ab\u00a0de terroir\u00a0\u00bb avec Survivante, sous forme de journal intime, paru aux \u00e9ditions d\u2019autre part en d\u00e9cembre 2019. L\u2019auteure originaire de la Chaux-de-Fonds d\u00e9veloppe son intrigue dans les d\u00e9cors de son enfance qui ont forg\u00e9 son imaginaire narratif, comme elle l\u2019avait fait en 2018 dans son court roman Hors-la-loi. M\u00ealant [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":32,"featured_media":715,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/714"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/users\/32"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=714"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/714\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":717,"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/714\/revisions\/717"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/media\/715"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=714"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=714"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.unifr.ch\/anneedulivre\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=714"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}