Est-ce que les filles sont obligées d’aimer le rose ? L’histoire de ce livre est racontée par une petite fille qui n’aime pas les mêmes choses que les autres filles. Elle n’aime pas le rose ni les poupées, elle préfère le noir, les dinosaures et les araignées.
Auteur : Nathalie Hense
Illustrateur : Ilya Green
Maison d’édition : Panda Poche, Albin Michel de jeunesse
Date de parution : 2008
Âge conseillé : 3-6 ans
Pages : 36
Résumé de l’œuvre :
Est-ce que les filles sont obligées d’aimer le rose ? L’histoire de ce livre est racontée par une petite fille qui n’aime pas les mêmes choses que les autres filles. Elle n’aime pas le rose ni les poupées, elle préfère le noir, les dinosaures et les araignées. « Maman dit que je suis un garçon manqué. Ça veut dire que je suis comme un garçon, mais pas un garçon quand même. »Elle compare cette expression aux toiles d’araignées et s’identifie avec une étoile d’araignée. Son ami Augustin aime les poupées et coudre, mais sa mère dit que cela est une activité de fille. Mais pourquoi de fille ? Elle en a marre d’être appelée un garçon manqué sans obtenir d’explication ou de raison précise.
Critique de l’œuvre :
Lorsque j’ai vu la couverture rose éclatant avec le titre « Marre du rose » en vert, j’ai tout de suite voulu découvrir l’histoire. J’ai vite compris que le livre se focalise sur les stéréotypes de genres présents dans la société. C’est un sujet qui est très important d’aborder avec les enfants, car le fait de ne pas aimer les mêmes choses que les autres peut engendrer un sentiment de différence.
Le livre est composé de phrases très simples comme « Moi, j’aime le noir » et est remplie d’images, ce qui captive énormément l’attention des enfants. Les images illustrent l’histoire et mettent en évidence les goûts de la fille. L’œuvre se lit rapidement, de manière dynamique et est très facile à comprendre pour les enfants.
Le thème est relié à l’identité de l’enfant. Nous retrouvons de nos jours encore de nombreux stéréotypes : les filles aiment le rose et les poupées. Par contre, ce n’est pas le cas pour toutes les filles et c’est important de faire comprendre aux enfants que chacun peut aimer ce qu’il/elle veut et cela n’implique pas qu’il/elle soit une fille ou un garçon manqué. Tout le monde a ses propres goûts et préférences peu importe leur sexe. Il est essentiel d’introduire ce genre de livres aux enfants pour qu’ils puissent s’identifier et apprendre qu’il existe des différences partout. Cela leur permettra de célébrer les différences des autres et de ne pas les juger. En exposant les enfants dès un jeune âge à des thématiques comme celle-là, leur permettra de favoriser l’acceptation de l’autre et d’eux-mêmes.
Le message principal de l’histoire est de démontrer qu’il n’existe pas des activités ou couleurs de fille ou de garçon, mais que tout le monde peut aimer les mêmes ou les différentes choses. Personnellement, une phrase qui m’a beaucoup marqué en lisant le livre est la suivante : « Parce que moi, je trouve que je suis une fille réussie, même si je n’aime pas le rose ». D’une autre part, cette phrase reflète également l’importance d’apprendre aux enfants d’aimer soi-même. Au final, pour être heureux il faut s’aimer soi-même et être fière de qui nous sommes.
Pour conclure, la thématique des stéréotypes est un thème qui peut toucher les enfants depuis un très jeune âge. C’est pour cette raison que c’est important de les conscientiser sur le fait qu’il faut détruire ces stéréotypes et oser d’être soi-même en aimant le noir et les araignées. Des livres comme celui-ci contribuent à que les enfants soient plus ouverts d’esprit. Au bout du compte, ce qui importe est d’être un enfant.
Aurora Vichi 1.4 F
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