Le cimetière des mots doux

Par annemarie

Et si les mots doux disparaissaient ? C’est la question qui m’a traversée l’esprit en découvrant Le cimetière des mots doux. Rien qu’avec le titre, ce livre ouvre une porte vers un univers étrange et poétique, un lieu où les mots oubliés reposent en silence. Dès les premières pages, on comprend que cette histoire ne se lit pas à toute vitesse en revanche :  elle se savoure, elle se ressent.

Et si les mots doux disparaissaient ?

C’est la question qui m’a traversée l’esprit en découvrant Le cimetière des mots doux. Rien qu’avec le titre, ce livre ouvre une porte vers un univers étrange et poétique, un lieu où les mots oubliés reposent en silence. Dès les premières pages, on comprend que cette histoire ne se lit pas à toute vitesse en revanche :  elle se savoure, elle se ressent.

 

 

Pour commencer, nous sommes plongés dans un cadre naturel, apaisant et doux. Un lieu calme, presque hors du temps, où tout paraît simple et rassurant. C’est dans cet univers que nous rencontrons Simon et Annabelle. Leur amitié se construit avec une grande tendresse, faites de moments partagés, de regards, de paroles simples et de mots doux. Nous pouvons observer leur complicité avec le sourire, touché par la sincérité de leur lien.

Puis, peu à peu, l’atmosphère change. Annabelle apprend une terrible nouvelle qui vient briser cette douceur : Simon est atteint d’une leucémie. Le récit ne devient pas brutal, mais la maladie s’installe, pesante et silencieuse. Les mots prennent alors une importance encore plus grande, car ils deviennent des moyens de réconfort, de soutien, parfois même d’adieu. Malgré l’espoir, Simon ne reviendra pas dans les bâtiments de l’école…

 

La couverture de le cimetière des mots doux attire immédiatement l’attention par ses couleurs douces et apaisantes. Les teintes pastel, sobres et délicates, installent une atmosphère de silence et de fragilité, tout en laissant entrevoir une forme d’espoir. Les illustrations, tout au long de l’album, prolongent le texte et renforcent cette ambiance parfois nostalgique, propice à l’introspection et à l’émotion.

 

Cette histoire fait écho à notre futur métier d’enseignant.e, car le deuil ou la perte peuvent survenir dans une classe. Face à ces situations, il est essentiel d’accompagner les élèves avec bienveillance en leur offrant un espace d’écoute et de parole. À l’image de l’album, il s’agit de ne pas laisser les mots doux disparaître, mais de les faire revivre pour aider les enfants à traverser des moments difficiles. De plus, ce livre, donne envie de parler avec douceur, de dire pardon, merci, je t’aime, et ne jamais laisser les mots doux tomber dans l’oubli.

 

 

De mon point de vue, je pense que ce livre fait partie de la littérature de jeunesse car il s’adresse avant tout aux enfants, tant par son format d’album illustré que par son langage accessible et ses images évocatrices. Les illustrations jouent un rôle important dans la compréhension du récit et permettent aux jeunes lecteurs d’imaginer l’histoire à leur manière. De plus, l’album aborde des thèmes sensibles comme accompagner le développement émotionnel de l’enfant, la parole, et favoriser l’expression des sentiments, avec douceur et délicatesse, ce qui correspond aux objectifs de la littérature de jeunesse, tout en restant accessible pour les enfants, y compris pour les adultes.

 

  • L’auteur : Agnès Ledig
  • L’illustrateur : Frédéric Pillot
  • Maison d’édition : Albin Michel
  • Date de parution : 2 janvier 2019
  • Âge conseillé/ degrés : À partir de 5 ans

 

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