Information sur l’ouvrage
Auteur : Armelle Renault
Illustration : Mélanie Grandgirard
Date de parution : 7 janvier 2022 – édition Auzou
Collection : Mes p’tits albums
Âge conseillé : Dès 3ans
Résumé :
L’histoire raconte celle d’un chat nommé Moustache, courageux mais qui a peur de l’obscurité. Avec son ami Médor, un chien, ils vont chercher ensemble une solution pour que le chat ne soit plus effrayé. Une nuit, Médor vient dormir chez lui, mais Moustache n’arrive pas s’endormir à cause des ombres et d’une mystérieuse lumière verte. Moustache essaie d’affronter sa peur, mais quelque chose le tracasse. En réveillant son ami, ils trouvent ensemble une solution pour que Moustache puisse s’endormir en se sentant en sécurité.
Critique:
Le thème principal de l’histoire est la peur du noir. C’est un sujet que beaucoup d’enfants ont déjà vécu. La nyctophobie est une peur de l’obscurité qui apparaît généralement entre 2 et 5 ans. Elle pousse l’enfant à développer une imagination débordante, dans laquelle des monstres ou des dangers pourraient apparaître la nuit.
Des solutions comme communiquer pour parler des peurs, créer des rituels apaisants ou utiliser une veilleuse (comme dans l’histoire) peuvent aider les enfants surmonter cette peur. L’album aborde également d’autres thématiques telles que la gestion des émotions, le courage et le réconfort apporté par les proches. Dans ce cas précis, Médor représente une présence rassurante qui aide Moustache à vaincre sa peur.
Un passage particulièrement intéressant met en avant son courage à la page 22 : « Courageusement, le chaton se dirige vers la lueur. Est-ce un extraterrestre ? Un monstre vert ? Il se recroqueville, prêt à bondir, puis s’élance… ». Il s’agit d’un moment où le personnage principal se retrouve face à une situation inquiétante, mais parvient malgré tout à agir, même s’il ressent une grande peur.
Le message principal est rassurant, car il montre au lecteur qu’avoir peur est normal et qu’il est possible de dépasser ses craintes avec du temps et du soutien, notamment grâce à la lumière verte.
En cours, nous avons étudié plusieurs ouvrages, dont certains mettaient en évidence le thème de la peur. Comme le souligne La littérature de jeunesse (vol- XXIV, n°1, 1996), « les données théoriques précisées par des spécialistes du développement affectif de l’enfant confirment l’importance de s’attarder à favoriser le contrôle et la maîtrise de la peur, dans le but de contribuer au développement intégral de chaque jeune ». Selon cet article, cet album est lié à cette thématique, en abordant la peur et la manière dont ont peut en raconter.
Le texte est simple et écrit au présent de l’indicatif. Les couleurs des illustrations sont accueillantes au début de l’histoire et, lorsque la nuit tombe, on retrouve malgré tout des teintes agréables qui ne sont pas effrayantes. Les phrases sont courtes et faciles à comprendre. De plus, le vocabulaire permet aux enfants de suivre l’histoire, de s’identifier aux personnages et de mieux comprendre leurs émotions.
Comme le souligne Sylvie Roberge-Blancher dans Conte et estime de soi chez les enfants, publié dans Éducation et francophonie (vol. XXIV, n°1, 1996, dossier « La littérature de jeunesse »), « le processus d’identification de l’enfant aux personnages du conte influence le développement de l’image de soi et du soi idéal ». Cette affirmation met en évidence l’importance du rôle des personnages dans une histoire. Dans ce cas précis, Moustache et Médor sont deux personnages particulièrement attachants, auxquels l’enfant peut facilement s’identifier, notamment à travers les comportements qu’il aimerait développer ou adopter.
Pourquoi j’ai choisi ce livre
J’ai apprécié ce livre, car il aborde un sujet assez courant chez les enfants. Personnellement, j’ai vécu cette peur lorsquej’avais 5 ans et j’aurais apprécié lire un livre traitant de cette thématique. Les illustrations sont agréables à regarder, car elles comportent de jolis détails. Les personnages principaux sont bien dessinés, avec des traits arrondis qui les rendent attachants.
Concernant les personnages, j’ai préféré Moustache, car il a réussi à vaincre sa peur. Tout le long de l’histoire, on voit son courage qui est mis en avant.
Je n’arriverais pas à déterminer un personnage qui m’a déplu, car les deux créer une harmonie parfaite au fil de l’histoire. Par exemple, j’ai particulièrement aimé le fait que Moustache ne soit pas le seul à avoir peur et que son ami le rassure en lui proposant une solution : la veilleuse qu’il porte autour du cou.
Concernant la fin, je ne pense pas vouloir la changer, car elle est rassurante et finis sur un joli message. La solution trouvée permet à Moustache de se sentir en sécurité.
Les pages contiennent des illustrations peu répétitives, ce qui donne envie de poursuivre la lecture. Il y a également une part de mystère lorsque Moustache ne sait pas quoi faire face aux ombres. Les nombreux points de suspension marquent des pauses dans le récit et renforcent le suspense.
Le champ lexical de la peur est très présent dans le texte. J’ai notamment repéré les mots suivants : frissonne, se fige, danger, hérisser, trembler, peur…Cela contribue à créer du suspense dans l’histoire.
Utilisation à l’école
Je recommande ce livre aux enfants à partir de 3ans, car le texte est facile à comprendre et les illustrations les aident à mieux saisir l’histoire. C’est un album qui peut aider les parents pour aborder ce thème qui peut poser problème et se prête bien à une lecture du soir. De plus, il peut être utile aux enseignants de maternelle pour travailler autour des émotions. Les professeurs peuvent continuer dans cette lancée pédagogique par un échange oral « Qu’est-ce qui fait peur à moustache ? Et à toi ? » « As-tu aussi peur du noir ? ». Des dessins en lien avec cette thématique peuvent être réalisés avec les élèves en essayant de dédramatiser la peur qu’ils peuvent avoir par des illustrations avec Moustache et Médor.
Léa Rey 1.4F
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