Auteurs-illustrateurs : Elodie Richard (autrice), Izou (illustration)
Maison d’édition : Auzou Philippe Eds
Date de parution : 7 janvier 2021
Degrés conseillés : Cycle 1, 1-4H
Aujourd’hui, j’ai rencontré un livre de littérature jeunesse qui m’a surprise. Derrière sa couverture se cache une histoire qui ne se contente pas d’être lue : elle se ressent. Je lui ai posé quelques questions.
Laure : Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Armande : Je suis une histoire destinée à de jeunes lecteurs. À travers mon parcours, je parle d’affirmation de soi, du regard des autres, …. Mon récit est accessible, mais il aborde des émotions fortes avec délicatesse.
L : Sans tout révéler, que racontes-tu ?
A : L’histoire commence lorsque je croise Noémie, ma copine la souris. Elle me demande comment je vais et, comme d’habitude, je suis triste à cause de mes taches. J’ai surtout envie d’être toute brune, comme la vache du pré d’à côté. Peu à peu, je vais me déplacer afin de trouver une solution pour enlever ou cacher mes taches. Vous allez donc me suivre dans mon cheminement, entre doutes et découvertes, jusqu’à une fin qui invite à la réflexion sans tout expliquer.
L : Qu’est-ce qui, selon toi, fait ta force ?
A : Ce qui marque surtout, c’est la manière d’aborder un sujet sensible. Les illustrations jouent également un rôle essentiel : le visuel choisi, fait de matériel de récupération. Des lettres, des mots et des chiffres collés sont éparpillés de façon originale un peu partout dans les pages, peut-être pour mieux vous accompagner vers la solution qui va m’aider à m’accepter.
L : Qu’as-tu fait ressentir pendant la lecture ?
A : La lecture suscite de la compassion et de l’empathie, et même de la tendresse pour moi.
L : Lorsque Mélusine te parle de tes taches, elle te dit : « Sais-tu que les plus beaux animaux du monde ont des taches ? Tu as de la chance, j’aimerais en avoir aussi. » En tant que lectrice, j’ai trouvé cette remarque très intéressante, mais je me suis demandé s’il n’aurait pas été possible de creuser davantage ce personnage. Montrer que Mélusine pouvait elle aussi se sentir mal dans sa peau aurait peut-être renforcé l’idée que même ceux que l’on envie peuvent avoir leurs propres complexes. Qu’en penses-tu ?
A : Mélusine représente surtout le regard idéalisé que je porte sur les autres. À travers sa remarque, elle m’aide à changer de point de vue sur mes taches. Mon histoire se concentre avant tout sur mon ressenti, mais rien n’empêche les lecteurs d’imaginer que les autres personnages, même ceux qui paraissent sûrs d’eux, puissent eux aussi douter.
L : Te verrais-je dans une classe ?
A : Oui, sans hésiter. Ce livre se prête particulièrement à une lecture en classe, car il ouvre la discussion sur l’affirmation de soi. Il pourrait être exploité à travers un débat ou un travail d’écriture sur la confiance que les élèves ont en eux. Il permettrait aux élèves de mettre des mots sur des émotions parfois difficiles à exprimer.
L : À qui te recommanderais-je ?
A : Je recommanderais ce livre aux enfants de 1 à 4H. C’est un ouvrage qui se lit rapidement, mais qui laisse une trace durable.
L : Que dit ta couverture avant même d’ouvrir le livre ?
A : La couverture attire immédiatement l’attention par ses couleurs et surtout par ses illustrations originales, peu communes. Elle donne déjà des indices sur le ton de mon histoire et suscite la curiosité. Elle donne envie d’entrer dans mon récit et correspond parfaitement à ce que mon histoire raconte.
L : Et pour finir, pourquoi penses-tu que ton autrice t’a écrit ?
A : Selon moi, l’autrice a écrit ce livre pour aborder la confiance en soi de manière accessible aux enfants. Elle cherche à ouvrir une réflexion et à permettre aux jeunes lecteurs de se reconnaître dans l’histoire.
Laure Stucky 1.5. F
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