Les gens normaux

Par annemarie

Qui décide de ce qui est normal ?

Qui décide de ce qui est normal ?

 

Présentation du livre :

Auteur – Michaël Escoffier

Illustratrice – Laure Monloubou

Date de parution – Janvier 2019

Maison d’édition – L’École des loisirs

Degrés conseillés – Dès la 3ème Harmos

Critique rédigée par – Akdag Sinem

 

Résumé du livre :

À la récréation, Logan dit à Zita qu’elle n’est pas normale. Mais qu’est-ce que cela veut vraiment dire, être normal ? Intriguée, Zita décide de mener l’enquête. Elle observe alors les autres enfants et remarque que chacun est différent à sa manière. Peu à peu, elle comprend qu’il n’existe pas une seule façon d’être et que, finalement, la normalité n’a pas vraiment de sens.

 

Pourquoi ce livre ?

J’ai choisi ce livre parce qu’il parle d’un sujet très actuel, celui des stéréotypes et de la différence. Ce thème me touche personnellement, puisqu’à l’adolescence, je me suis souvent demandé si j’étais « comme les autres » à cause de mon apparence. En lisant Les gens normaux, j’ai ressenti à la fois de la tristesse pour celles et ceux qui se sentent exclus, et de la joie de voir qu’un livre peut encourager la tolérance.

Le personnage que j’ai le plus aimé est Zita. Curieuse et pleine de bienveillance, elle ne cherche pas à juger, mais simplement à comprendre. En revanche, Logan m’a un peu déplu. Il incarne la difficulté que beaucoup ont à accepter ce qui leur semble différent. Je me reconnais clairement dans Zita. Comme elle, j’ai parfois voulu observer les autres et me fondre dans le groupe pour être acceptée, avant de comprendre que la vraie richesse vient justement de nos différences. Tout au long de l’histoire, je me suis attachée à elle et j’espérais qu’elle parvienne à s’aimer telle qu’elle est.

Les illustrations de Laure Monloubou m’ont beaucoup plu. On sent le coup de crayon à la main, les couleurs douces et les expressions sincères des personnages, qui rendent l’histoire vivante. L’écriture de Michaël Escoffier est simple, fluide et pleine d’humour. Elle s’adresse directement aux enfants, sans jamais être moralisatrice. La couverture m’a immédiatement donné envie de lire. On y voit Zita, crayon en main, comme si elle s’apprêtait à écrire sa propre définition de la normalité.

Je recommanderais ce livre aux parents ainsi qu’aux enseignant·e·s. C’est une lecture idéale pour aborder les thèmes du respect de la différence et de l’acceptation de soi. En classe, il me semblerait pertinent de le lire en début d’année pour instaurer un climat bienveillant et ouvert. Il pourrait aussi servir de point de départ à un projet d’expression invitant les enfants à réfléchir à ce qui les rend uniques.

En conclusion, le mot le plus important que j’ai retenu en lien avec ce livre est « différence ». C’est lui qui résume toute la force de l’histoire. Être différent·e ne veut pas dire être anormal·e, cela signifie simplement être soi. J’aimerais demander à l’auteur ce qui l’a inspiré à écrire Les gens normaux. Peut-être une remarque d’enfant, une expérience vécue ou simplement l’envie de rappeler qu’il n’existe pas de norme pour être heureux·se.

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