l'envers de nos décors

L’envers de nos décors

Par annemarie

Comment réussir à dire les mots qui nous blessent quand on est enfant ? Comment se rendre compte quand on dit la phrase en trop en tant qu'enseignant.e ?

L’envers de nos décors

 

Auteur : Thomas Scotto

Illustratrice : Carole Chaix

Maison d’édition : Editions du pourquoi pas?

Date de parution : 2025

Âge conseillé/degré : à partir de 6H

Résumé:

C’est l’histoire d’un enfant avec une imagination débordante, qui est relativement isolé de ses camarades de classe et qui a des problèmes avec son enseignante. Il essaie d’exprimer ses sentiments qu’il ressent par rapport à son ensaignente mais il lui manque les mots, le vocabulaire. L’enseignante ne se rend pas compte de l’impact négatif de ses paroles sur “l’envers du décors”, de la violence de ses mots ou comme le décrit l’enfant: “de la neige”. Mais un jour, il décide de parler à l’enseignante à la suite de “ses mots en trop” proférées à son encontre.

 

J’ai choisi ce livre car j’ai eu une forte résonance avec le protagoniste. En effet, la vie en classe m’a été difficile en temps qu’élève “rêveur”, “avec la tête dans la lune”, “qui n’écoute pas”. Il y a un sentiment d’injustice qui grandit à chaque fois que l’enseignant.e nous choisit “au hasard” ou qu’il / elle nous humilie devant le reste de la classe . Le fait d’être isolé, de jouer seul, développe encore plus ce côté rêveur car c’est dans l’imaginaire que l’on peut se réfugier. On construit alors tout un monde dans notre tête, avec un alter égo. En l’occurence ici, c’est Goldorak, le robot de l’espace qui protège et donne de la force au protagoniste.

Les illustrations de Carole Chaix qui accompagnent l’histoire mettent en évidence, par ses contrastes de couleurs, la dichotomie entre le monde extérieur, froid, gris et le monde intérieur du protagoniste, chaud, rouge, orangé. Ce choque des couleurs représente très bien la psychologie de l’enfant, la violence des mots et l’isolement. Ce qui ne peut pas être dit avec des mots ou du texte, l’est dit avec le dessin et les coups de crayons.

Pour moi, ce livre s’adresse autant aux élèves qu’aux enseignant.e.s. En effet, comme vu précédemment, pour un.e élève, il est parfois difficile d’exprimer ses émotions de manière ouverte, par peur de son / sa professeur ou tout simplement parce qu’on a pas les mots pour décrire ce qui nous blesse.

Pour nous, enseignant.e.s il est aussi important de nous rappeler comme des mots qui peuvent nous paraitre anodins, peuvent porter une forme de violence et ont donc un impact énorme sur les enfants.

Il me semble important que chacun de nous fasse visiter l’envers de nos décors pour mieux comprendre l’autre.

 

Thomas Stahel 1.2F

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