Les auteurs-illustrateurs : Charlotte Bellière et Ian De Haes
Maison d’édition : Alice Éditions
Date de parution : 31 octobre 2019
Âge conseillé/degrés : entre 4 et 6 ans (degrés 1H et 2H)
Bref résumé de l’histoire :
Ce livre est représenté comme un album de jeunesse qui applique avec humour un personnage traditionnel de Noël qui est souvent perçu comme méchant auprès des enfants entre 4 et 6 ans.
Cette histoire débute lorsque le Père Fouettard perd la mémoire après une chute, et ne connaît plus son identité ni son rôle. Il est découvert, au fond du magasin, par Antoine et Arthus, qui vont alors tenter de lui expliquer sa mission, mais leurs paroles sont comprises et interprétées de manière absurde par le Père Fouettard, ce qui crée des situations comiques pour les lectrices et lecteurs.
Ces comportements drôles amènent une image attendrissante du Père Fouettard aux yeux des enfants, qui découvrent avec stupéfaction une facette plein de tendresse du protagoniste.
Le choix du livre :
J’ai choisi ce livre, car il met en lumière le stéréotype que les enfants peuvent avoir à propos de cette figure issue de la tradition populaire. Après la lecture des premières pages, je m’attends à une histoire pleine d’humour et je me demande, de ce fait, comment un personnage aussi connu peut être transformé sans perdre son identité de base. J’espérais surtout que ce livre réussirait à dédramatiser la peur qu’on associe souvent au Père Fouettard.
La lecture de ce livre a suscité chez moi principalement de la curiosité et de la joie, car on remarque que le personnage principal n’est pas aussi effrayant que ce qu’on a l’habitude de penser. Au contraire, on voit qu’il est plus naïf et maladroit qu’autre chose, ce qui crée une relation de proximité avec le lecteur.
Les illustrations :
J’ai particulièrement apprécié les illustrations de Ian De Haes, l’illustrateur de ce livre, parce que les expressions des personnages sont très parlantes et renforcent cette notion de l’humour décrite par le texte tout au long de l’histoire. Il utilise des couleurs plutôt sobres, ce qui rend l’histoire encore plus vivante, et il dessine des traits simples qui mettent en valeur les émotions sans surcharger les pages.
La première de couverture attire l’attention, puisqu’elle fait penser à une version enfantine et douce du personnage principal, accompagné d’Antoine et Arthus. La quatrième de couverture donne aussi envie de découvrir l’histoire sans en dévoiler trop, ainsi on ressent une envie de chercher d’autres ouvrages du même illustrateur, tant son style soutient bien la narration du livre.
Exploitation du livre en classe :
Je recommanderai ce livre aux enfants dès l’âge de 4 ans, ainsi qu’aux enseignants-es du cycle 1, étant donné qu’il permet d’aborder la notion de tradition, d’identité et de malentendu avec une légèreté. De plus, le format de l’album est adapté aux jeunes enfants du fait qu’il ne soit ni trop long ni trop dense à lire. En classe, ce livre peut être exploité pour travailler la compréhension orale, le vocabulaire des émotions et de Noël ou encore pour comparer les différentes représentations de Père Fouettard selon les diverses cultures.
Une question que j’aimerais poser à l’autrice :
Selon moi, l’autrice a écrit ce livre pour transformer une figure effrayante en un personnage plus accessible et rassurant, alors la question que j’aimerais lui poser serait la suivante : « Pourquoi avoir choisi l’amnésie comme point d’ancrage de l’histoire ? ».
Les personnages :
Parmi les personnages, j’ai surtout aimé le Père Fouettard pour sa maladresse assez touchante, puisqu’il est possible de s’identifier à lui dans son questionnement identitaire et de ce qu’il va devenir par la suite.
De plus, aucun personnage ne m’a réellement déplu, car ils étaient tous très bienveillants et ouverts d’esprit avec le Père Fouettard. La fin respecte totalement le ton humoristique de l’histoire et la gentillesse de chaque personnage dans son ensemble.
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