Résumé
Annabelle est une petite fille amoureuse de Simon, un jeune garçon atteint de
leucémie. Très proches, ils partagent des moments précieux, notamment dans une
forêt que Simon aime particulièrement.
Mais Simon meurt de sa maladie, et Annabelle est bouleversée. Pour faire face au
deuil, elle trouve une manière douce et personnelle de continuer à lui parler : elle lui
écrit des mots tendres, des souvenirs et des messages d’amour, qu’elle dépose dans
la forêt qu’il aimait tant.
Avez-vous déjà pleuré devant un livre pour enfant ? Moi, jamais. En tout cas, pas
avant d’avoir lu celui-ci. C’était la première fois qu’un livre aussi simple m’émouvait
autant. Il m’a profondément marqué. Alors j’ai décidé de vous en parler, de parler
de ce livre bouleversant.
Au départ, ce qui m’a attirée, c’est sa couverture : je la trouvais plutôt chouette, et
le titre, curieux, m’a intriguée. Je ne me suis même pas intéressée à la quatrième de
couverture. Je l’ai pris, et je l’ai ouvert.
Ce livre est simple, facile à lire, facile à comprendre, et accompagné d’illustrations
à la fois sobres et magnifiques.
Dès le début de l’histoire, on comprend la situation : le petit Simon est malade, et il
ne va sûrement pas s’en sortir. Une vague d’émotion nous envahit alors. On ressent
de la tristesse, de la compassion… et aussi de l’admiration face à Annabelle, si
courageuse. On se met facilement à sa place. Et moi ? Si mon petit Simon mourait?
C’est pourquoi je pense que ce livre est adapté à tout le monde. En tout cas, moi,
je le conseille à chacun d’entre vous. Mais si je devais préciser, je le
recommanderais surtout à toutes les personnes qui ont perdu un proche, à celles
qui vivent un deuil : aux mamans, aux papas, aux amis, aux enfants, et même aux
maîtresses, qu’ont le lise pour soi-même ou pour les autres. C’est sûrement ce que
l’autrice souhaitait.
D’ailleurs, je me demande à mon tour pourquoi elle a décidé d’écrire un livre pareil.
Et pourquoi lui donner cette forme ?
Le personnage principal est Annabelle. Je n’ai jamais perdu quelqu’un à cause
de la leucémie. Pourtant, je m’identifie à elle sur bien des points. Car au fond, on
vit tous des deuils : qu’il s’agisse de morts ou de simples pertes, de départs ou de
séparations. Et dire au revoir, c’est toujours douloureux, surtout lorsqu’on
comprend que ce sera pour toujours. J’ai pensé à toutes ces personnes que j’ai
dû quitter au cours de ma vie. J’en ai souffert.
Au fond, la mort finit toujours par arriver. Que ce soit parce que le temps est allé
jusqu’au bout, ou parce qu’il a couru trop vite, nous devons tous nous y préparer.
Je ne changerai pas la fin. Je ne changerai pas le sort de Simon. Mais Annabelle,
même détruite par la perte de son ami, a su se relever. Et c’est une leçon à retenir
: on ne choisit pas toujours ce qu’on perd, mais on peut choisir ce qu’on en fait.
Thomas me dit qu’un jour je repenserai à Simon avec de la mélancolie.
« La mélancolie, c’est comme la tristesse, mais avec de la douceur dessus. »
Agnès LedigGiordana Maria Grasso 1.6F

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